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Documentation
Le secours de route

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Ce document n'est pas une étude historique sur le sujet du secours de route. Il est simplement la synthèse de ce que nous avons pu constater et lire au cours de nos relevés dans les registres des visas de la préfecture de la Gironde, et des quelques documents y afférant que nous avons trouvés lors de nos recherches autour du sujet aux AD 33.

Aussi bien dans les registres des visas accordés à des porteurs de passeports français que dans ceux des visas accordés aux porteurs de passeports étrangers, notamment autour du milieu du 19e siècle, nous avons constaté des notes assez souvent inscrites en observations : "Secours de route", "Secours de route de 30 par myriamètre", "Secours de route jusqu'à" (tel ou tel lieu frontalier du département de la Gironde), ou "Reprise de secours de route".
Toutes ces notes sont reportées dans nos relevés et sont affichées avec les résultats de recherche des personnes concernées.

Pendant une période dont nous ne connaissons pas les limites exactes, un visa était obligatoire pour se déplacer en France au delà d'une certaine limite ou distance, que l'on soit français ou étranger.
En même temps, une subvention était accordée à certains des voyageur, notamment aux indigents et personnes sortant de prison, pour retourner dans leur lieu d'habitation, et à des réfugiés étrangers.

Nous avons constaté que quelquefois, un montant de "30 centimes par myriamètre" était indiqué, nous renseignant ainsi sur le montant de cette aide, du moins à la date correspondante aux visas relevés. Wikipédia nous indique que le myriamètre est une distance de 10 km.

Lors de recherches de documentation autour des visas aux AD33, nous avons trouvé un document écrit par le Ministère de l'Intérieur et des cultes daté du 25 octobre 1833, nous indiquant ainsi que cette aide était proposée bien avant les premiers visas dont nous avons la trace dans les AD33 (1839). Cote de ce document : 4M652.
Cette aide semble avoir été proposée dès 1790 avec un montant de 3 sous par lieue, et destinée "... aux mendiants qui recoivent un passeport gratuit, et gens sans aveu étrangers au royaume qui devront quitter le pays...". Cette aide était associée au passeport, il est vraisemblable que l'on enregistrait sa validité en même temps que le visa dans les registres, car c'était le visa qui autorisait le déplacement.

Par cette circulaire, nous comprenons que des excès étaient commis par des voyageurs essayant d'obtenir cette aide alors qu'il n'y avaient pas droit, ou du moins pas toutes les personnes qui devaient les accompagner, et qu'il était demandé aux autorités qui les attribuaient de ne le faire que dans les cas prévus seulement.
Nous pouvons y lire certaines conditions d'obtention de cette aide.

Lors de nos relevés, nous n'avons plus trouvé de note dans les registres après l'année 1855. Nous ne savons pas quand cette aide a été réellement arrêtée.

Nous en avons réalisé la transcription :


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